Le cri de Marseille

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LE CRI DE MARSEILLE

Création d’un opéra populaire participatif :
les chanteur·euse·s amateurs de « La Bande à Séon » (direction musicale Marianne Suner) et du « Keuryfola » (direction musicale Willy Le Corre) s’entourent d’artistes professionnels, afin de créer, ensemble, un opéra qui les rassemble et qui leur ressemble : « le cri de Marseille ».

c’est du cri du peuple dont on parle
le cri du peuple
le sens du cri du peuple
c’est le cri du peuple que l'on clame
je défends le cri

texte de Johanne Larrouzé

 

Cet Opéra populaire sera monté par des artistes amateurs, tous habitants du Bassin de Séon, accompagnés par des artistes professionnels, également habitants du même territoire.

Tous sont voisins, se croisent à différentes occasions sur le territoire, dans des associations locales…

Johanne Larrouzé, auteure
Richard Bigué, scénographe
Marianne Suner, cheffe de chœur et compositrice
Willy Le Core, chef de chœur et chanteur soliste
Alain Aubin, chanteur soliste

Isabelle Desmero, chanteuse soliste
Magali Rubio, clarinettiste
Olivier Bost, tromboniste
Julie Beyere, chanteuse

Les objectifs du projet

la présence de la mer
la variété
la manière dont elle se manifeste
son lien avec le temps
ses parfums parfois puent
la mer
qui nourrit
qui apaise
donne du sens
colore la journée
je ne pourrais plus
habiter
ne voyant plus la mer
contact de l’horizon
élément pas maitrisé
à l’état naturel
pas urbanisé
quelle que soient les conditions
rien n’est pareil à chaque fois

texte de Johanne Larrouzé

« l’opéra de 4 sous » de Kurt Weill, « Porgy and Bess » de Georges Gershwin ou de « West side story » de Léonard Bernstein sont des oeuvres à la fois populaires et savantes, mettant en scène des personnages issus du peuple et de l’époque de leur création, oeuvres dédiées à être crées dans des lieux décalés. « le cri de Marseille » vise à s’inspirer de ces écritures à la fois populaires et savantes par l’ancrage dans le réel populaire d’un territoire, sans pour autant s’inscrire dans une narration proprement dite.

À la manière des « cris de Paris » de Clément Janequin ou des « cries of London » de Luciano Berio, « le cri de Marseille» se veut un témoignage des aspirations et des engagements des habitant·e·s et travailleur·euse·s de Marseille.

Il s’agit d’une nouvelle expérience collective offrant à chacun·e la traversée et l’appropriation d’une création artistique populaire et ambitieuse, depuis sa genèse jusqu’à sa représentation publique, au cœur du territoire de vie ou de travail de tous, où amateurs et professionnels travaillent de concert à une création artistique commune.

Les thèmes abordés sont dessinés par les aspirations et les causes de chacun·e.  Nous partageons collectivement un nouveau regard sur notre territoire : un regard à la fois artistique, citoyen, responsable, militant et humain, fait d’espoirs et de cris, de chants et de mots, individuels et collectifs. Un véritable défi populaire !

Partir de l’engagement de chacun·e pour construire un paysage humain collectif, permettant au groupe d’incarner avec force une parole collective qui leur ressemble. La dimension poétique de la parole et les rapports entre oralité et écrit sont au coeur du travail d’écriture de Johanne Larrouzé. « Le cri de Marseille » est une occasion formidable de travailler la matière poétique des cris d’espoir ou de colère des choristes et d’acteurs associatifs marseillais. De même que Clément Janequin dans les « cris de Paris » donne à entendre une musique presque documentaire - les paroles sonnent comme si elles venaient d’être enregistrées - Johanne Larrouzé travaille à une écriture directe, en vis à vis des choristes, pour capter leurs paroles dans leur vivacité. Passant par l’écrit, ces cris retrouvent leurs dimensions orales à travers la musique et deviennent chants. Nous entrons ainsi ensemble et de plain pied dans le laboratoire de la création musicale.

Un projet financé par :