Publics et Territoires

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Les Publics du VivierOpéraCité

Des Enfants, des Parents, des Familles ...

Depuis sa création, en 2010, le vivier a travaillé au sein de l’école primaire Busserine avec 6 classes (soit environ 150 enfants)

Nous avons régulièrement présenté notre travail en évolution aux classes de la maternelle Busserine (6 classes d’âge materne, soit environ 150 enfants de 3 à 6 ans)

En 2011, pour l’écriture du livret de « pas De Quartier ! », l’auteur a mené des ateliers d’écriture avec deux ateliers du centre social l’Agora : une équipe de 9-11 ans du centre de loisirs et un groupe de travail de 15 jeunes filles de 15 à 18 ans.

Deux présentations publiques de travail en cours ont eu lieu à l’ECB en juin 2012 (deux fois 8 classes du territoire 13-14 présentes à chaque représentation, plus une grande partie des familles des enfants chanteurs, soit environ 400  enfants et une vingtaine de familles)

En 2012, nous avons mené un projet de création en poésie sonore avec trois classes (petits) primaires de l’école St Just-Corot (dans le 13ème arrondissement) (soit environ 75 enfants de 6 à 8 ans). Les travaux ont étés présentés publiquement aux rencontres chantées académiques à l’ECB.

En 2012, nous avons mené une soirée joutes vox à l’Agora avec une vingtaine de jeunes slameurs participants de l’atelier de Daouda Dananir. La représentation a réuni un public constitué essentiellement d’adolescents et de jeunes adultes du quartier d’une cinquantaine de personnes. 

En 2012 puis en 2013, nous avons organisé deux voyages des deux classes primaires Busserine impliquées dans le projet « Pas De Quartier ! » à Montpellier pour assister à deux représentations de l’opéra junior : « les chants de la mer » et « le tour du monde en 80 jours » (avec 50 enfants et des parents accompagnateurs)

En 2013, au centre d’animation Busserine, nous avons organisé une après-midi joutes vox qui a réuni les familles et proches des enfants de la troupe chantante. Une douzaine de participants adultes et enfants mélangés se sont produits devant une vingtaine de familles présentes.

Les deux représentations publiques de « Pas De Quartier ! » en juin 2013 au festival Musicales Actuelles, ont touché un public de 200 à 300 personnes à chaque fois. (familles des enfants participant au projet elles-mêmes très impliquées, trois mamans des enfants ont travaillé avec nous sur la narration du conte, deux étaient présentes avec nous sur scène).

En juin 2014, nous avons présenté le travail en cours autour d’ »altersound » au point de bascule (dans le 6ème arrondissement de Marseille): presque tous les enfants étaient présents, (50 enfants d’âge primaire) plus de la moitié des familles des enfants étaient présentes, le public était très mélangé entre les familles de la Busserine et les familles du centre ville.

Le VivierOpéraCité va s ‘appuyer sur l’ancrage du vivier auprès des familles de la cité de La Busserine en élargissant son champ d’action à un public plus large, d’autres quartiers du 14ème arrondissement, pour viser à plus long terme à attirer des enfants et adolescents d’autres quartiers de Marseille, à être un véritable lieu de mixité sociale et de territoire.

Le Territoire du VivierOpéraCité

La Cité de la BUSSERINE et le 14ème arrondissement

 

Pour cette analyse du territoire de La Busserine, nous nous appuyerons sur le projet social 2015/2017 du centre social l'Agora :

Indice synthétique de la fragilité de la population  

 

France

Marseille

Marseille 13

Marseille 14

Marseille 8

Indice synthétique de la fragilité de la population 

8

nc

13,9

18,9

< 7,5

 Source : Note « fragilités socio-économique et dynamisme de l'emploi » / Observatoire de l'emploi et du développement économique / Juin 2011

"En guise de conclusion, ce dernier tableau présente « l'indice synthétique de la fragilité de la population » que l'INSEE utilise pour mettre en lumière les disparités sociales et économiques selon des indicateurs relativement variés. Ce que nous avons à partir des données statistiques concernant l'emploi se confirme ici : dans le 13/14, on observe un indice de deux à trois fois plus élevé que dans le 8ème arrondissement

L’indice synthétique de fragilité de la population est cal­culé pour chaque territoire en sommant les indices de spécificité établis pour chacune des huit variables rete­nues. L’indice de spécificité de chacune d’elles est cal­culé en rapportant la valeur observée pour la commune (ou l’arrondissement) à la valeur moyenne française (sauf pour le 2ème décile de revenu où le rapport est inversé en raison du caractère positif de sa progres­sion). L’indice moyen français est de 8 points ; plus l’in­dice est élevé plus la situation est défavorable. Les don­nées sont comprises entre 2006 et 2009 pour la période récente et entre 1999 et 2009 pour l’analyse de l’évolu­tion de l’indice de fragilité.

Les 8 variables retenues : taux de chômage au sens du recensement de la population, part des demandeurs d’emploi de longue durée, taux de bénéficiaires du RMI, part des allocataires dépendant au minimum à 50% des prestations CAF, 2ème décile de revenu, part des bas niveaux de qualification, poids des emplois précaires, part des familles monoparentales de 3 enfants et plus."

Une population en situation de grande fragilité, mais présentant également des points de force :

La busserine, un village où la notion de solidarité est bien vivante

"Pour les habitants, la priorité des questions touche à l’urbain (logement/habitat/cadre de vie-environnement) : une réelle demande de réhabiliter le bâti, plus d’espaces verts et de places publiques aménagées pour la population, une meilleure signalétique pour indiquer les structures locales ou tout simplement les rues.

Mais aussi, la deuxième priorité est celle de la vie associative. Chacun s’accorde sur l’exceptionnelle présence associative dans leur quartier, et la diversité de l’offre d’activités tout en souhaitant une meilleure communication/information et visibilité de l’offre des différentes associations.

Ils mettent aussi l’accent sur la nécessité d’ouvrir le quartier, de sortir du stigmate du ghetto. " (extrait du projet social 2015/2017 du centre social l’Agora).

"Le Conseil d’Administration de l’Agora a instauré des rencontres entre habitants, associations, universitaires, institutions et artistes, sur diverses problématiques en lien avec le territoire du Grand Saint-Barthélemy. Aujourd’hui, des personnes, des structures extérieures au territoire nous interpellent pour partager avec elles leurs questionnements, leurs expériences. Il semble qu’une nouvelle « centralité » se dessine au sein du territoire Nord de Marseille, l’Agora étant repéré comme un lieu de débats, d’échanges, de projets à mener ».

Le Vivier et le centre social l’Agora se rencontrent aujourd’hui sur le projet « altersound » du VOC dans l’envie commune de permettre la rencontre des mondes, leur connaissance et reconnaissance, leurs frottements… Les deux structures partagent  la conviction selon laquelle placer la notion du vivre ensemble au cœur même de la création artistique est un véritable enjeu de création mais aussi de vie.